Dans une semaine, je soufflerai la deuxième bougie de ce blog d’écrivain. Je ne m’y attarderai pas ici, j’ai une semaine pour préparer un billet à ce sujet. Mais en tout cas, que le temps passe vite. Cela signifie que Saphyra a bientôt 2 ans. Et oui, déjà ! J’évoque Saphyra dans ce paragraphe d’introduction car ce roman est directement lié à la réflexion que je mène depuis quelques temps. Comme vous l’avez constaté, l’envie de m’y remettre est de plus en plus pressante. Mais quoi ? Qui ? Où ? Quand ? Comment ? Etc.

Mais avant de vous exposer l’état actuel de mes pensées vis-à-vis de mes projets d’écriture à court terme. J’ai autre chose à vous confier :

Même si j’ai éternellement le sentiment de débuter dans cet univers de l’écriture, j’acquiers de l’expérience, et surtout, il me manque encore beaucoup de cette expérience. Cela tombe bien, car en parlant d’expérience manquante, il y en a une nouvelle qui me fait de l’œil. Une fois de plus, je n’ai aucune idée du futur résultat, mais qu’importe, je souhaite simplement la tester et cela suffit pour que je me lance : Il s’agit du financement participatif.

Qu’est ce que c’est que ce bidule ? Un procédé dans l’ère du temps, cela fait déjà plusieurs années que cela fonctionne. Vous avez sans doute entendu parler du site My Major Company qui a permis à certains artistes de produire leur album à l’aide des deniers de parfaits inconnus croyant en leur talent. Le principe s’est décliné, d’autres sites reprenant le même concept ont vu le jour et d’autres domaines d’activité profitent aujourd’hui de ce type de financement, y-compris les projets littéraires. Voilà, vous avez compris où je veux en venir. J’ai l’intention de lancer une campagne qui ressemblera plus concrètement à une espèce de pré-commande groupée de mon prochain livre. Si j’atteins un certain nombre de pré-commandes fixé à l’avance, alors je lancerai l’édition du bouquin au format papier. Sinon… Non, il n’y aura pas de sinon. Je n’ai aucun intérêt à me lancer si je n’y crois pas.

Je ne parle pas plus de cette campagne participative pour le moment mais cela demande que j’approfondisse le sujet sur ce blog car il y a certains aspects qui la rendent plus compliquée qu’il n’y parait. Chaque chose en son temps, laissons l’enthousiasme prendre le pas sur les difficultés notoires.

J’en reviens à mon questionnement quant au prochain écrit. Trois possibilités s’offrent à moi :

  1. Repartir de zéro avec un nouveau texte, roman ou nouvelles, peu importe pour le moment mais dans tous les cas, l’action prendrait place dans un tout nouvel univers.
  2. Retravailler et rééditer Saphyra pour un gros travail de lifting en perspective : Couverture et titre à changer pour du plus vendeur. Le texte serait également revu, mon écriture ayant évolué tout au long du livre, les premiers chapitres sont plus fragiles que le reste du bouquin. J’ai aussi envie d’intégrer un prologue qui ouvrirait le roman sur une partie plus incisive afin d’intriguer le lecteur d’entrée de jeu.
  3. Ecrire d’autres Nouvelles de la Surface et soit en faire une réédition en virant celles qui me plaisent le moins et en ajoutant les nouvelles. Soit tout simplement en écrire un 2ème recueil. Pourquoi pas ‘Retour en Surface’.

La troisième possibilité est à mes yeux la moins probable. J’ai souffert pour terminer mon 1er recueil de nouvelles, et la dernière est celle que j’aime le moins car j’ai forcé sur celle-là. C’était celle de trop. Alors retrouver de nouvelles idées de dons à aborder… même après une pause d’un an et demi, très peu pour moi. Ou alors il faudrait que notre bon vieil Espoir expérimente sur les humains de la surface d’une autre manière. En tout cas, il y a plus facile à écrire pour moi ailleurs.

La deuxième possibilité était celle qui me séduisait le plus à la base, mais à ce moment là, je dois axer mes efforts sur le fait de me faire connaître, car ceux qui me connaissent déjà n’auront pas d’intérêt à lire ce Saphyra 2.0. Suis-je assez costaud pour cela pour le moment ? J’en doute. Vous me direz : Mais alors ? Et le financement participatif peut justement aider dans ce sens, non ? J’ai bien peur que non. Il me faudra une base de soutiens au départ de la campagne car ‘le monde appelle le monde’. Il est difficile de faire confiance à un illustre inconnu via une plateforme internet s’il est affiché sur cette dernière que personne n’a encore osé faire confiance à cet illustre inconnu en question. Et je n’aurai vos soutiens que si je propose quelque chose que vous n’avez pas déjà, c’est assez normal.

La première possibilité me semble alors la plus viable. Rien que pour moi, cela fait du bien de reprendre à zéro. Et puis, j’ai autant envie de faire plaisir aux personnes qui me soutiennent dans la vie courante que de me faire plaisir en démarrant cette nouvelle aventure. Il m’est arrivé ces derniers temps d’entendre à plusieurs occasions des encouragements de type “Alors ? Et le troisième ? Je n’ai plus rien à lire en ce moment.” Et lorsqu’ils viennent de personnes dont je connais leurs critères de jugement. Cela galvanise.

Je conserve alors l’intention de retravailler Saphyra sur le côté, bien au chaud, place maintenant au démarrage du troisième ouvrage.