Après plus de deux ans, ça y est, c’est fait ! Cette nuit, j’ai démarré l’écriture de ce que je pressens être mon prochain roman. Je dis bien ‘pressens’ car il y existe toujours un doute que le projet me déplaise en cours de route et que je l’abandonne faute d’envie et/ou de motivation. (Un peu comme feu ce projet ‘Wavrin FM’) Mais celui-ci, je le sens bien.

Comme prévu, je me suis amusé à diffuser en ligne ma session d’écriture nocturne sur Twitch (oui, la page En direct de ce site sert à ça) et comme je m’y attendais – à l’exception de deux ou trois curieux de passage – personne ne s’est manifesté sur le chat. Alors certes oui, il était tard (j’ai comme l’intuition que la plupart de nos semblables dorment entre 2h30 et 6h du mat’) et surtout, observer un traitement de texte sur un fond musical de Korn (bah oui, si Slash est ‘ma muse musicale’, lorsque je démarre un texte, je fais une exception pour ces gros bourrins de Korn, juste pour l’ambiance) n’a rien de bien excitant. En réalité, je mets toutes les chances de mon côté pour que cette expérience ne donne pas ou peu de résultats. Mais figurez vous que le ‘peu de résultats’, c’est ce que je vise. Je me dis qu’un beau jour, ou plutôt, une belle nuit. Une personne se manifestera sur le chat de ma chaîne Twitch (pendant une session d’écriture, pas pendant un instant jeu détente) et s’intéressera à raison à mes textes trop géniaux de la mort qui tue. Oui, je suis optimiste et ravi de l’être.

Donc oui, je disais, j’ai démarré l’écriture cette nuit. Contrairement à mon premier et unique roman (pour le moment), j’ai déjà un titre en tête. Peut-être que je le changerai si je trouve mieux plus tard ou si je dévie de mon idée de trame principale. En attendant, j’ai décidé de baptiser ce projet de roman ‘Dictateur Gentil’. D’où vient ce titre ? De mon adolescence : Lors d’une scène entre potes, nous parlions de nos avenirs idéaux respectifs. L’un se voyait devenir sportif de haut niveau, l’autre acteur de cinéma, pas besoin de vous donner d’autre exemple, vous avez cerné l’esprit, de l’idéal. Nous ne savions pas encore à l’époque que l’un allait finalement travailler au MacDo, l’autre devenir vendeur chez Décat’, etc. (caricature volontaire mais pas si lointaine) Toujours était-il que je le jeune Jack Sellaire de l’époque se projetait en tant que gouverneur au grand cœur mais dont l’autorité serait incontestable. Ce roman est donc une projection d’un fantasme adolescent. A voir si les méandres de mon imagination me feront maintenir le cap ou m’enverront sur un tout autre chemin.

Pour faire plus clair, sans vous donner le pourquoi du comment ni les conséquences, Dictateur Gentil devrait mettre en scène un personnage qui crée son micro-état et en devient le dirigeant incontestable. Il fera face à de nombreux problèmes et dilemmes. L’univers de ce roman ne sera pas strictement le même que celui de Saphyra (et donc des Nouvelles De La Surface), en revanche je m’accorde le droit d’y inclure deux ou trois éléments en guise de clin d’œil à mes deux premiers ouvrages. Simplement parce que cela m’amuse. J’avoue m’être attaché à certains de mes personnages et les voir revivre ailleurs, même sur un passage très court m’apporterait un plaisir gratuit que je ne compte pas me refuser.

L’écriture c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas. Il existe en revanche comme une fébrilité à s’y remettre après une longue pause, en tout cas, en ce qui me concerne. J’ai ressenti comme une crainte de ne pas être à la hauteur, ce qui est idiot car je le fais avant tout pour moi, personne ne m’attend. Cette nuit, mon rythme était plutôt lent, je dois avouer. C’est compliqué de ne prendre en compte que le facteur temps et de le comparer au contenu rédigé, car à côté, il y a toute la machinerie relative à la matière grise, celle-ci a également besoin de temps, d’autant plus en début de récit. Je ne me rappelle plus si j’avais été aussi lent au démarrage de Saphyra, mais je me souviens que le démarrage était bien plus compliqué que le traitement du dénouement qui, lui, allait tout seul.

Le plus important, et j’aurais du commencer cette bafouille par cette idée : C’était plaisant de s’y remettre. Notamment, la sensation d’accomplissement en fin de session, lorsque le chapitre est terminé et qu’il faut lui trouver un titre. Sans doute mon moment préféré. Je n’ai pas lu beaucoup de romans dont les chapitres étaient titrés, il faut croire que là aussi, je sors des sentiers battus. Etant joueur, je trouve que c’est une bonne opportunité d’y glisser soit un œuf de Pâques discret pour un ami, soit une mini-énigme car bien entendu, il vaut mieux éviter de révéler le contenu du chapitre avec un titre. Hier, je ne m’en suis pas privé, j’ai déjà dissimulé un œuf de Pâques.

J’ignore à quelle cadence je vais avancer, mais maintenant que la première brique est posée, d’ici la rentrée de septembre, je devrais déjà être devenu un dictateur gentil !