Même si la préparation et l’attente furent longues. Je suis parti trop tôt. La conséquence est logique : Retour derrière la ligne de départ pour – je l’espère – une course meilleure. Un mal pour un bien sans doute. Appelez cela comme vous voulez, je le qualifie de faux départ.

Oui, je parle bien de Dictateur Gentil, le nouveau roman sur lequel j’ai planché ces derniers mois… Ou presque, car il faut l’avouer, il est complètement à l’abandon depuis un bon mois et demi. A l’abandon ? Noooooooooooooon, ce serait exagéré de le signaler à l’abandon, encore que. Bon, disons plutôt entre parenthèses. A moins qu’il ne soit avorté ? C’est un peu de tout et rien de tout cela en même temps.

Et hop, déjà deux paragraphes complètement incohérents, je démarre cet article de blog de manière aussi efficace que l’écriture de Dictateur Gentil ! Allez, je vous traduis d’ailleurs ces deux premiers paragraphes, parce que le but n’est pas non plus de vous faire fuir, pas tout de suite ! Je disais donc :

Après quelques chapitres composés en direct live sur Twitch, j’ai eu un blocage. Je trouvais mon démarrage plutôt moyen et bien évidement, cela ne m’a pas plu. J’ai donc pris un temps de pause et surtout pas mal de recul pour tenter de débloquer la situation. Une période qui ne m’a finalement pas été tellement profitable. Quelques tracas personnels dont la première perte importante dans ma famille (et pas des moindres) n’ont pas amélioré les choses. Et pourtant la trame de fond de l’histoire me branchait toujours autant. Puis le déclic a finalement eu lieu.

Quel déclic ? L’angle d’attaque du texte. La narration. Et c’est une discussion avec un lecteur de mon recueil de nouvelles (Nouvelles De La Surface) qui m’a aidé à prendre conscience de la très probable solution à mon problème de blocage. Lorsque cette personne m’a confié avoir préféré la nouvelle ‘Vengeance d’un Balai’, je lui ai naturellement avoué qu’il s’agissait du récit pour lequel l’écriture avait été la plus aisée. Pourquoi ? Car je l’avais traité à la première personne et que j’aimais beaucoup utiliser cet angle même si je m’étais jusqu’alors retenu de le faire. Vous sentez le déclic dans ma tête ? “Mais oui bien sur, c’est comme ça que je devrais écrire Dictateur Gentil ! A la première personne ! Pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt ?”

Cela signifie-t’il que je vais devoir recommencer à zéro et foutre aux chiottes ce que j’ai déjà écris ? Et oui ! Ce qui ne m’embête carrément pas. Au contraire. D’ailleurs je ne pars pas totalement à zéro car malgré tout, cette première période d’écriture à la troisième personne m’a ouvert beaucoup de perspectives scénaristiques. J’ai davantage d’idées en tête et je sais aussi que j’éviterai certaines pistes qui ne sont finalement pas si bonnes.

Donc oui, un mal pour un bien. Il ne me reste plus qu’à patienter mon déménagement dans les semaines à venir pour me personnaliser mon nouvel antre, cela aussi m’insufflera ce coup de fraîcheur dont j’ai besoin pour propulser mon dictateur gentil au pouvoir.

‘Mesdames et messieurs, ce faux départ n’est pas disqualifiant pour Jack Sellaire, ce dernier a regagné la ligne de départ et semble paré à en découdre. Cela sous les yeux amusés de Dick Tateur, dit le gentil !’