A mi-chemin du challenge que je me suis lancé il y a dix jours concernant l’écriture du recueil ‘Nouvelles de la surface’, il est temps de dresser un double bilan: Un premier bilan quantitatif et un second qualitatif.

Concernant les chiffres, je m’étais programmé un rythme de 50 pages par semaine à raison de 5 jours par semaine, soit 10 pages par jour. Cela, en prenant en compte une inactivité le samedi et le dimanche. A mi-chemin, je devrais avoir atteint les 75 pages, j’en ai finalement écrites 62. La raison est assez simple: Je tiens le rythme sauf pour le mercredi, jour de la semaine plutôt chargé pour lequel je ne peux hélas pas vraiment consacrer de temps à l’écriture. J’ai donc réajusté mon objectif et me suis imposé un 40 pages par semaine, le même planning tout en occultant le quotas du mercredi. Sur la base de cet objectif véritablement accessible, je tiens le bon bout.

Concernant le bilan moral, il est très bon, voire excellent. Ce challenge est une bonne expérience, riche en enseignements. M’être imposé un rythme de production est une bonne chose, surtout si je souhaite creuser davantage cet univers de l’écriture, il va falloir que je produise encore et encore. En revanche, si mon intention est de devenir endurant là-dedans, car oui cela nécessite une grande endurance, il faut d’abord que je jauge mes capacités.

J’ai ressenti une certaine pression dès les premiers jours car je voulais absolument être à la hauteur de mes objectifs quantitatifs. Le problème du mercredi s’est alors posé car je n’ai pas pu écrire une seule page, cela m’a amené à vouloir rattraper le coup et pondre une vingtaine de pages du jeudi. Une très mauvaise idée car ce jeudi fut long, très long, trop long. J’ai passé environ 11 heures sur l’ordi, à vouloir en faire de trop, je ne m’amusais plus et cela m’a cramé le cerveau. (ce qui a conduit à un vendredi très peu productif). En plus, me mettant la pression pour avancer au maximum et avec autant de temps consacré à mon recueil, mes idées n’étaient plus claires et je perdais en efficacité. Il était indispensable que j’adapte ce challenge à mes véritables capacités.

J’ai compris également que les moments sans écrire, les moments de réflexion étaient bien plus importants que je le pensais. Surtout lorsqu’il faut enchaîner de nouvelles histoires courtes. Un nouveau scénario, de nouveaux personnages, un nouveau décor… Mais il faut à chaque fois faire en sorte que cela ne ressemble pas aux autres. J’aime improviser mais je ne peux tout improviser. Quelque part, ne pas écrire, c’est aussi avancer dans la réflexion de son écriture et donc d’une certaine manière, c’est aussi écrire. L’objectif quantitatif ne prend hélas pas compte de cela.

Cette partie blog de mon site sera plus active lorsque le contenu de mon recueil sera terminé. Je reviendrai sur les différentes nouvelles que j’ai écrites, car il y en a ! A l’heure actuelle 8 nouvelles terminées, une 9ème entamée. Le recueil comptera donc au moins 10 histoires, pas beaucoup plus.

C’est étrange, en démarrant ce billet j’avais le sentiment d’avoir bien plus de choses à raconter. De toute façon nous avons le temps, si d’autres éléments me reviennent, je les partagerai ultérieurement.