Déjà quelques jours d’écoulés depuis le grand moment et ma tête est toujours dans une galaxie lointaine, très lointaine, pour paraphraser notre ami George. Pour être honnête, j’écris cet article car je me sens coupable de ne pas apporter plus de vie à mon blog d’écrivain. D’un autre côté, je le fais également car j’ai envie de vous partager mon ressenti à propos de cet événement si particulier, celui que nous vivons (selon nos conventions sociales) qu’une seule fois dans notre vie. Le danger principal dans ce genre d’exercice est de vous pondre un texte dans le plus pur esprit ‘www.ma-vie.com’, je vais tâcher d’éviter cela.

Ma vision du mariage a fortement évolué au fil du temps: Etant enfant, je m’en moquais, c’était simplement un bon moyen de me coucher à pas d’heure lorsque mes parents, ma soeur et moi-même étions invités à l’une de ces curieuses fêtes ; Etant adolescent, je considérais ce projet comme la consécration absolue d’un amour pur et parfait ; Etant adulte, cette idée ne m’inspirait plus, les quelques échecs amoureux avaient totalement terni l’image du mariage ; Puis vint la bonne, le mariage reprit un sens plus positif, il n’était plus question de pureté mais d’une fête entre amis pour célébrer une union solide à laquelle nous croyons elle et moi.

L’occasion d’une belle fête entre amis, cette vision devint réalité. Avec tout le recul que j’aime prendre à propos de tout et de rien, je reconnais que si j’ai anticipé de nombreuses choses quant aux sensations que procurent un tel événement, d’autres m’ont totalement surpris. En l’espace d’un jour, ma ‘toute fraîche’ épouse et moi-même avons pris un sacré bol de ‘positivisme’ dans la tête. S’il est vrai que les mariés sont – ce jour là – les rois de la fête, ils ne sauraient profiter de si bons moments s’ils n’avaient pas de magnifiques invités au grand cœur pour les partager. De ce point de vue, nous fûmes gâtés.

Je ne compte pas m’éterniser sur le déroulement de notre journée, je vais juste relayer quelques points qui m’ont amusé. (Enfin, le premier m’a fait sourire intérieurement, ce n’est pas ce que je retiens le plus de cette date) Ce jour-là :

• Le couple de mariés nous succédant en mairie arriva particulièrement en avance à bord de grosses cylindrées conduites par des proches bombant le torse dès lors qu’ils sortaient de leur bolide. Le cliché typique de la classe moyenne voulant se faire aussi grosse que le bœuf. Nul doute qu’ils ont dû se sentir supérieur en nous voyant, tant mieux pour eux. Au moins, contrairement à eux nous n’avons pas tourné les serviettes. 😀

• Notre cérémonie d’engagement ‘à l’américaine’, sans l’hypocrisie religieuse, avec l’humour et la sincérité touchante insufflées par les témoignages de nos proches et témoins. Une façon différente de célébrer notre union qui nous ressemble. Le moment de la ‘bataille de pelotes de laines’ a ajouté une dimension participative et bon enfant à la fête.

• Les surprises, les amis qui se sont donné la peine d’apprendre une chorégraphie en dépit de leur inexpérience dans le domaine. Savoir qu’ils mouillent le maillot et offrent de leur temps pour répéter en cachette (ou presque, mais il fallait bien faire semblant de rien, chuuuut 😉 ) pour quelques minutes de prestation improvisée.

• La fête qui s’étale sur plusieurs jours. Car pour un événement pareil, certains amis viennent de loin, parfois très loin (même de Chine). Vous vous doutez bien qu’il est hors propos de les laisser repartir le lendemain sans programmer quelques repas et sorties en extra, juste pour profiter de ces rares moments.

Puis viendra le coup de cafard, lorsque mon ami chinois, notre dernier invité à partir nous fera signe ‘au revoir’ à l’aéroport samedi midi. Mais toute bonne chose a une fin et la vie doit reprendre son cours ‘normal’.

Cet événement (j’y inclue les jours précédent ainsi que les jours suivants) fut un bonheur dont je ne pouvais soupçonner l’ampleur avant de l’avoir vécu. Il a révélé ce qu’il y avait de meilleur en chacun de nos amis et de nos proches. Leurs intentions bienveillantes à notre égard ont eu pour moi l’effet d’un électrochoc positif. Tout à l’heure – alors que la fin de cette période magique commence à pointer le bout de son nez – j’ai ressenti l’envie de me replonger dans l’écriture. Je me suis programmé un démarrage de mon 3ème ouvrage à la rentrée scolaire, il n’est pas impossible que je le démarre bien plus tôt. Comme s’il fallait absolument combler le vide, comme si le vide n’avait pas le droit d’exister : Une histoire se termine, une nouvelle histoire doit prendre la relève.