Je vous propose de m’accompagner pour une chasse aux œufs de Pâques (ou ‘Easter eggs’ selon l’expression anglophone d’origine). Non ne soyez pas inquiet, je ne suis pas encore sénile : Je suis au courant que Pâques est passé depuis déjà quelques mois. Par ailleurs, il ne s’agit pas ici de rechercher l’œuf en chocolat dans le jardin mais plutôt de retrouver quelques références camouflées parmi les pages de mon premier roman Saphyra. Et inutile de vous préciser mes chers lecteurs que vous en avez croisé une tonne tout au long de l’histoire ! Je ne vous en ferai pas la liste exhaustive, cela serait bien trop long et puis je vous épargne les dédicaces personnelles cachées. Sans plus attendre, voici quelques uns de ces œufs. (sans révéler la moindre intrigue pour ceux que ne l’ont pas encore lu)

Démarrons avec Axel, le personnage central de Saphyra. Le prénom est un clin d’œil au jeu vidéo ‘Streets of Rage’ sur Megadrive (une console de jeux vidéos des années 90) : J’y jouais régulièrement en compagnie de mon tonton passionné de jeux. Nous avions le choix entre plusieurs combattants, je sélectionnais presque tout le temps un certain ‘Axel Stone’. Dans Saphyra, Axel a 27 ans, l’âge est une référence au fameux club des 27 : Ce cercle de stars de la musique particulièrement adulées disparues à 27 ans. (Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morisson, Kurt Cobain…)

Un des personnages est nommé ‘Eddy Joncteur’. Dans un précédent article, j’avais déjà mentionné le fait que ce surnom était une référence à un ami de ma famille sans préciser vraiment pourquoi. Cet ami en question a utilisé ce pseudonyme (que j’adore, sinon je ne l’aurai pas emprunté pour mon roman) dans le cadre d’une aventure musicale rock’n’roll dont il était guitariste et – si je ne dis pas de bêtise – également compositeur. En revanche la personnalité de l’Eddy que je connais dans la vie est bien différente de celui du livre.

Dans le roman, Eddy Joncteur utilise souvent le mot ‘Dude’ lorsqu’il s’adresse à Axel. Cela est une référence au film des frères Coen ‘The Big Lebowski’. Dans ce film, le personnage central se fait appeler ‘Dude’ par ses amis. Pour les non anglophones, nous pourrions traduire ce mot par ‘mec’.

A un moment du texte, il est fait mention d’un dénommé ‘David Hienne’. En combinant ces deux noms propres et en les orthographiant différemment, nous obtenons ‘Davidian’ : Un des meilleurs titres du groupe Machine Head. Du métal que je qualifierai de violent, très loin de ce que j’écoute mais ma première expérience de concert live que je n’oublierai pas de si tôt.

Axel raffole du soda ‘Worfit Cola’. Mais lorsque j’ai entamé l’écriture de ce roman, Axel préférait le soda texan ‘Dr Pepper’. Puis je me suis ravisé, partant sur le principe qu’il était plus intelligent de ne pas mentionner de marque. J’ai alors remplacé les ‘Dr Pepper’ du texte initial par des ‘Worfit Cola’, une marque on ne peut plus fictive. A noter que ‘Worfit’ est une variante grossière de ‘Worth it’, un autre anglicisme qui signifie ‘valoir le coup’.

Et une dernière pour la route concernant cette fois-ci le Jekso, le snack-bar d’Eddy Joncteur. Ce nom ne provient ni d’un vieux jeu vidéo, ni d’un groupe de musique, ni de mon esprit malade… Il provient de mon clavier. Cela peut sembler bête mais c’est bel et bien ainsi que j’ai procédé pour trouver ce nom : J’ai fermé les yeux et tapé sur 5 touches au hasard. Par chance, je suis tombé dès la première tentative sur un mot prononçable: Le Jekso était né !

Il y a également pas mal de choses à dire à propos des titres des chapitres mais cela donnerait quelques indices qui dévoileraient l’histoire à ceux qui n’auraient pas encore lu Saphyra.