Il y a 3 jours, une jeune personne camouflée derrière son pseudonyme Macy Dulay a publié sur son blog d’écrivaine en herbe un texte que je qualifierai de meilleur article de blog de tous les temps. (l’article en question: Une plume bienfaitrice) Pourquoi ? Car il parle de moi ! … Hein ? Quoi ? Mon introduction aurait pu être plus modeste ? … Oui je l’admets. Mais après tout, il faut savoir profiter des bonnes choses, non ? Pour moi, ce texte est une très bonne chose. Peu importe si je suis le seul à avoir apprécié sa lecture, au moins il aura eu son effet positif. Merci Macy pour cette adorable dédicace.

Si vous êtes un fervent amis lecteur de ce blog, vous avez certainement déjà lu Macy au travers de ses commentaires en réaction à mes articles. Une jeune femme de 16 ans passionnée de lecture et d’écriture. Elle a récemment monté sa propre page et entame son aventure blogesque, je vous invite à découvrir son univers : L’acidulé des mots. Vous y trouverez des articles traitant de sujets palpitants comme celui intitulé ‘Une plume beinfaitrice’… Oui bon j’arrête mes bêtises.

A l’instar d’Océane (rappelez-vous, la fille dyslexique à propos de qui j’ai écrit un billet ici il y a quelques temps), Macy est une petite jeune que j’ai eu dans mon groupe de danse il y a 2 ans. Cela ne fait que relativement peu de temps que je prends en charge un groupe de jeunes à la danse et Macy a fait partie de la première ‘promotion’ que j’ai eu. Elle a donc assisté à mes déboires et mes galères de moniteur débutant (je préfère moniteur à professeur, je ne me considère pas comme un prof de danse). Et oui, se retrouver face à 14 filles de 12-13 ans sans aucune expérience de centre aéré, BAFA ou autre forme de coaching… Sans oublier le fait qu’à cet âge, j’avais plutôt tendance à éviter la gent féminine. Bref, je me suis retrouvé confronté à un public dont je ne connaissais absolument rien. Il y a eu des ratés ! Il m’a fallu du temps pour comprendre comment communiquer avec celui-ci. (Un aspect que je ne maîtrise d’ailleurs pas encore, il faut être lucide !)

Macy a tout de suite été ma petite chouchoute. Elle le souligne très bien dans son texte lorsqu’elle parle de points communs. Certes cette notion de points communs est bien abstraite: Chacun peut trouver un point commun avec n’importe qui sans avoir à chercher longtemps. Dans notre cas, j’ai bien vite repéré sa façon d’observer les choses, son côté mesurément réservé et sa capacité d’attention lorsqu’il s’agit de quelque chose qui l’intéresse. Des aspects qui m’étaient familiers. Ainsi, j’ai très rapidement ressenti de la sympathie envers elle. Elle a largement contribué à ce que je poursuive l’aventure ‘moniteur de danse’.

Macy, c’est une belle histoire. Cela peut vous paraître étrange mais j’ajouterai même que Macy est pour moi un aboutissement. Cette idée d’offrir de mon temps pour transmettre une passion et mes quelques savoirs m’a toujours plu. Sans doute grâce à ma période de jeune aficionado de Star Wars et cet attrait pour le thème du maître jedi et son disciple apprenti : Quelque chose George Lucas n’a bien entendu pas inventé, le concept du maître et de son élève existe depuis la nuit des temps… Nous baignons tous dedans depuis notre plus tendre enfance, sinon nous n’en serions pas là aujourd’hui. Oui, cette idée de transmission m’a toujours plu, vous l’avez compris en lisant Saphyra, c’est un des thèmes principaux de ce premier roman. J’ai vécu une expérience malheureuse en tant que prof de batterie dix ans plus tôt alors que j’avais deux élèves peu motivés et particulièrement hermétiques aux échanges. Cette expérience à la danse et plus particulièrement avec Macy fut un aboutissement. Mais rien n’est fini.

Non rien n’est fini, et c’est ce qui est génial. En dépit de la différence d’âge, nous prenons plaisir à échanger. Je lui fais découvrir certaines choses, elle fait de même. Alors que le plupart de ses anciennes camarades de danse m’ont déjà oublié et me remarquent à peine, voire me snobent lorsqu’elles me croisent. (Et oui, il faut croire que ça oublie vite à cet âge là. C’est agréable d’offrir gracieusement son temps pour des futures jeunes ingrates…) Macy est l’exception qui confirme la règle. Elle a osé s’intéresser à ce que son ‘vieux’ mono pouvait bien faire de beau (et de moche) dans sa vie. Elle a découvert cette passion commune pour l’écriture et elle m’a dès lors soutenu dans cette nouvelle expérience.

Nul doute que sans le soutien de Macy, Je n’aurais pas terminé l’écriture de Saphyra aussi rapidement. Qui sait ? Peut-être que je serais encore en train de l’écrire en ce moment même. Elle est devenue ma lectrice n°1, c’est à son tour d’offrir de son temps pour me lire en avant-première et me critiquer. Souvent de manière trop gentille car elle est encore trop pure mais toujours est-il que sa présence est extrêmement bénéfique pour mon écriture.

A moi de te rendre la pareille très chère Macy : Grand merci à toi, merci pour cet apport sincère et à très bientôt aux travers des mots.