… je démarrais cette aventure.

Nous avons souvent tendance à penser que le temps passe vite, que beaucoup d’événements du passé – pourtant lointains – se sont produits hier. Concernant la tenue de ce blog d’écrivain, je ne partage pas spécialement ce point de vue. J’ai démarré le 15 février 2016, je m’en souviens certes encore parfaitement, mais pas comme si c’était hier. Vous me direz “et alors ?” Et bien alors rien du tout, cette introduction d’article est simplement la plus nulle jamais écrite sur ce site. (et pourtant il y a déjà eu du haut niveau en matières de nullité) La première bougie à souffler n’était qu’un prétexte de type conventionnel pour écrire cette bafouille d’anniversaire.

Alors que dire ? Si ce n’est que “Wow, j’ai réussi à alimenter cette page relativement fréquemment tout au long de cette année !” En y regardant bien, ce n’est pas si simple. Je ne suis pas un expert de la blogosphère mais il me suffit d’observer comment certains proches/amis/connaissances – eux aussi détenteurs d’un blog – vivent l’expérience. Et là, je dois reconnaître que je ne m’en sors pas trop mal : une bonne partie perd en motivation et finit par lâcher l’affaire. Oui, il n’y a aucune satisfaction à tirer d’une comparaison de la sorte, je suis conscient que ce n’est pas un concours, néanmoins ces observations mettent en lumière la difficulté de l’exercice. C’est un travail d’endurance, de moral, de mental. Pour cela, je suis heureux de m’auto-congratuler.

Parlons maintenant de quelques chiffres. Ils ne relèvent pas d’une importance capitale mais comme sur ma carte de visite d’écrivain il est indiqué “partageons l’expérience sur jacksellaire.fr”vous comprendrez qu’il s’agit ici d’un devoir. Cela fait partie du contrat. (vous savez, ce contrat = vous perdez votre temps à me lire et en échange je vous raconte des histoires à dormir debout) Je démarre avec la fréquentation de ce blog. Vous avez été 4740 visiteurs tout au long de l’année : certains se sont perdus, d’autres ont été contraints de venir suite à des menaces de mort, les plus fous sont passés ici de leur propre chef. Dans tous les cas, je suis ravi de chacune de ces visites, et comme j’aime le dire : merci d’être venu. A côté de cela, 31014 pages ont été lues (lues, je ne sais pas, mais en tout cas, elles ont été affichées dans un navigateur). Ce qui – de tête – me permet de déduire qu’un visiteur lit en moyenne 6,543037974683544 pages (vous me pardonnerez cette approximation, avec le temps, j’ai perdu ce côté matheux au profit de mes facultés littéraires). Bien entendu, j’imagine que malgré l’option “ne pas comptabiliser les robots de Google etc”, certains d’entre eux sont tout de même absorbés dans ces statistiques. Ou alors, j’ai des fans insoupçonnés en Russie et en Chine, la classe internationale !

Toujours dans les chiffres, j’ai publié 77 articles tout au long de l’année, soit un texte tous les 4 ou 5 jours. J’aime beaucoup cette moyenne, c’est un rythme qui  me convient, je compte le maintenir aussi longtemps que possible. Un dernier pour la route : 129 commentaires. Je reconnais qu’il s’agit là d’une mini-déception. Parce que dans ce nombre, il y a les miens en réponse aux vôtres, ce qui au final diminue ce nombre quasiment de moitié. C’est à croire que mes efforts pour provoquer plus d’interaction avec vous (l’exemple le plus récent : ce jeu des énigmes/titres de chapitres de Wavrin FM) ne sont pas les bons. Rien de grave, je continue à cogiter là-dessus car j’y tiens beaucoup, je trouverai bien de meilleures idées un jour.

Le plus important dans tout cela, c’est que je tire une grande satisfaction de cette expérience. A moins d’un fait de vie imprévu, je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin. (bah oui, un chemin de terre tout boueux se dessinant entre des cohortes d’arbres hébergeant ses nuées d’araignées, cela sous l’obscurité de la nuit… qui n’appellerait pas cela un bon chemin ?) Quelque part, écrire, c’est renoncer à la facilité ! Et c’est sur cette conclusion aussi pourrie que l’introduction que je vous quitte. Wavrin FM a besoin de moi.