(Ou presque !) J’ai toujours en tête d’écrire une nouvelle disponible en libre accès sur ce site. Je n’ai pas changé d’avis, c’est mon devoir de vacances. Mais il me faut bien l’avouer, ce premier cycle est terminé. Une année entière à explorer l’univers de l’écriture, une année entière vécue en grande partie à travers les yeux d’Axel/Espoir: Une expérience passionnante que je revivrai sans hésiter si je le pouvais… Mais je n’ai pas encore Alzheimer.

Fidèle à mon plan d’action, je ne démarrerai pas mon troisième ouvrage avant une pause bien méritée. En réalité je me remettrai à l’écriture dès demain car je me marie samedi prochain et – roi de la dernière minute que je suis – il devient plus qu’urgent de composer les textes de notre cérémonie d’engagement. (Surtout que c’est une des rares tâches qu’il m’incombe en préparation de ces festivités exceptionnelles) Inutile de vous préciser que même si mon futur nouveau roman a déjà colonisé certaines parties de mon cerveau, mon esprit est pour le moment focalisé sur cette date particulière.

Mais revenons au vif du sujet. Ce cycle est terminé. J’ai lu ça et là une citation dont j’ai oublié l’auteur (finalement, Alzheimer n’est pas si loin) qui disait quelque chose du genre ‘Nous savons que nous avons terminé l’écriture d’un roman lorsque ses personnages n’ont plus besoin de nous pour évoluer.’ Si je voulais crâner (oui c’est une vieille expression plus du tout à la mode mais j’avais envie de la caser) en empruntant la façon de parler de nos ‘djeun’s’ je dirais ‘Wow, c’est trop vrai ! C’est trop ce qu’il m’arrive avec Saphyra et Les Nouvelles de la Surface !’ Euh… Ouais… Sauf que je n’en suis pas certain. Dans le fond, il est toujours possible d’aménager la vie de nos personnages créés de toute pièce, après tout nous en sommes les dieux vivants, nous les dirigeons et les modelons à notre guise. (Ce propos rappelle les paragraphes sur le point de vue omniscient du dernier article de mon ami écrivain Guilhen de St Chinian : La question du point de vue) Peut-être, est ce mon manque flagrant d’expérience qui parle, mais je ne peux pas spécialement adhérer à cette citation. Je dirais plutôt que nous savons que nous avons terminé l’écriture d’un roman lorsque notre soif de découverte nous guide à quitter ses personnages pour de nouveaux. Et même cette formulation ne me convient que très moyennement. Car il est toujours possible de conserver une même base et d’y intégrer de nouveaux éléments pour apporter la fraîcheur que nous recherchons constamment, nous, écrivains. (Oui amis écrivains, faites semblant d’abonder dans mon sens, que je puisse mieux voler l’impression d’être crédible).

Il n’est pas question d’abandonner totalement Axel/Espoir, il restera toujours profondément en moi tel un enfant dont j’ai autant eu la charge qu’il m’a conduit vers des chemins de vie que je n’aurais jamais empruntés sans lui. J’aime les ‘Easter Eggs’ (en français: les oeufs de Pâques. Autrement dit, les petites références/dédicaces dissimulées dans mes textes) et mes deux premiers ouvrages en regorgent. Il n’est pas exclu que ce premier personnage – primordial dans ma nouvelle vie d’écrivain – passe ça et là, incognito ou pas dans de futurs écrits. J’écrirai sans doute un article sur ces fameux Easter Eggs dans un avenir relativement proche. Cela pourra être amusant pour vous – mes chers lecteurs de Saphyra – de mieux comprendre certains détails anodins qui ne l’étaient finalement pas tant que ça.

Un cycle se termine, un autre démarre… Mais pas tout de suite, place d’abord au mariage. 🙂