Les festivités du mariage étant maintenant derrière, j’ai de nouveau du temps à consacrer à mon activité d’écrivain en herbe. Les joyeusetés m’ayant considérablement reboosté, je peux reprendre la plume. Certes, je m’étais fixé le démarrage de mon prochain ouvrage pour fin août / début septembre, mais cela ne m’empêche pas de venir tapoter quelques articles ici de manière plus fréquente. C’est par ailleurs le meilleur moyen de se remettre dans le rythme, et puis ce ne sont pas les sujets qui manquent, à commencer par un billet à propos de mon dernier livre en date: Nouvelles de la surface. (Bah oui, il faut bien que je vous donne envie de le lire. La partie promotion n’est pas celle que je préfère, mais je dois passer par là si je veux être lu. D’ailleurs, en passant, le recueil est disponible à la vente ici, en format papier et PDF.)

Je ne vais pas parler d’une nouvelle en particulier mais plutôt de l’ensemble. Je risque peut-être même de répéter certains propos déjà exposés dans de précédents articles. Ce n’est pas grave, il parait que le cerveau humain n’enregistre que 30 % des informations. Je mise un peu là-dessus. 😀

L’écriture de ce recueil m’a permis de vivre pleinement l’idée selon laquelle l’écriture permet absolument tout. Une même histoire peut-être racontée d’un nombre totalement infini de manières différentes. Si les 12 nouvelles partagent la même base, elles se ressemblent assez peu. Pourquoi ? Car je me suis amusé à expérimenter une nouvelle chose au sein de chacune d’elle ; Dans le désordre, j’ai pu expérimenter : Un format ultra court de 4 pages, un récit à la 1ère personne, un récit à la 2ème personne, une histoire dont le personnage principal n’est pas celui qui a reçu le pouvoir de la part d’Espoir, une histoire très axée anticipation, une dédicace cachée à une personne habitant près de chez moi qui me fascine (cachée, sauf pour les wavrinois qui le connaissent déjà)…

Oui, je me suis amusé à les écrire. Parfois beaucoup, parfois moins. C’est étrange mais il m’est arrivé de m’enthousiasmer lors du démarrage d’une nouvelle car je trouvais l’idée et le thème terrible… Pour finalement caler quelques pages plus tard. Et au contraire, une nouvelle qui me laissait dubitatif m’a emballé après plusieurs pages. C’est cela aussi, l’écriture. Nous ne savons pas toujours dans quoi nous nous aventurons. Oups, pardon, je ne dois pas parler pour les autres, je ne suis qu’un débutant. Peut-être, suis-je le seul à écrire en me présentant la fleur au fusil devant mon clavier. Mon idée de base étant toujours assez claire, je me laisse facilement avoir et guider par d’autres inspirations imprévues. Au final, mes dénouements sont assez rarement proches de ceux que j’avais imaginé. Et je vais vous dire: Tant mieux ! Tant mieux car je suis convaincu que cela contribue à de meilleurs effets de surprise. Lorsque je termine l’écriture d’une histoire et que je me parle à moi-même en me disant “Et bien, je ne l’avais pas vu venir cette fin !”, alors, je peux considérer que “le pari est gagné !” pour citer ma chère amie Aline. 😉

Je suis ravi d’avoir terminé ce recueil. Avec tout de même un léger bémol, il ne compte qu’environ 270 pages. Je m’étais fixé une objectif quantitatif de 300 pages, objectif que j’ai finalement ignoré pour le bien de l’objectif qualitatif qui était… De soigner la qualité. Tout du moins mon idée de la qualité, je me dois de demeurer humble. Je ressentais pendant l’écriture des dernières nouvelles que ma capacité à pondre des idées originales commençait à se réduire comme peau de chagrin. Il était temps de mettre un terme à l’expérience.

J’ai adoré le fait que vous m’ayez soutenu tout au long de la réalisation de ce projet. Que ce soit par vos messages d’encouragements, par vos avis quant au choix de la couverture, par vos idées de noms… Noms que vous aurez le plaisir de retrouver au fil des histoires. Je vous l’avais promis, July, Fanny, Yuma, Nell, Stanislas, Myriam… Ils sont tous de la partie.

Je vous retrouve dans 2 ou 3 jours pour vous parler d’une des nouvelles du recueil avec plus de précisions.