Entamons ce dernier article d’août par un peu de philosophie élémentaire: Le cycle de la vie est simple, nous naissons puis nous mourrons. Entre ces deux événements, il ne s’agit que de remplissage. Dit comme cela, c’est simple ! Mais nous – pauvres fous d’humains – avons tendance à ne pas aimer les choses simples. Cette question du remplissage provoque un sacré bordel dans nos têtes. Une multitude de choses à faire pour meubler le temps se présente devant nous, à longueur de temps… A nous de choisir ce que nous désirons faire de ce temps. Nous pouvons l’échanger contre de l’argent (il parait que nous appelons cela travailler de nos jours), nous pouvons nous divertir, nous pouvons dormir ou même faire caca (si si, je vous assure). Bref, nous avons le choix… Et un choix, c’est un dilemme ! Contrairement à Wahid, nous n’avons pas la capacité de nous dupliquer afin de pouvoir exécuter plusieurs tâches en même temps. Il faut faire un choix, quitte même à le regretter.

Si je n’ai pas encore démarré l’écriture de mon 3ème ouvrage (bien que j’avais prévu de le faire la semaine dernière), c’est bien justement car je suis actuellement face à un dilemme. Rien de bien grave, cela retarde la mise en route mais dans le fond, suis-je attendu ? (non, je ne le pense pas) Et puis ce n’est pas parce que je n’ai encore rien écrit que je n’ai pas avancé au niveau de mes idées, bien au contraire. Néanmoins, ce dilemme me donne du fil à retordre. Pour le moment, je ne vous dévoile pas le thème de mon futur roman car me connaissant, il n’est pas impossible qu’après l’écriture du 1er chapitre je prenne un virage à 180° pour explorer une toute autre intrigue principale que celle initialement prévue. Mais ce dilemme, je peux vous l’exposer très simplement : Ce nouveau roman prendra comme décor soit notre monde actuel, soit notre monde revisité de manière dystopique*. (*Je vous épargne la recherche Google/Wikipedia au sujet de ce dernier mot : ‘Une dystopie, également appelée contre-utopie, est un récit de fiction dépeignant une société imaginaire organisée de telle façon qu’elle empêche ses membres d’atteindre le bonheur.’)

Grosso modo, la seconde formule me demandera plus d’efforts d’imagination tout en me foutant les jetons quant à de probables idées ne tenant pas la route et semblant peu cohérentes. De plus, pour le thème que je souhaite aborder, est-ce bien nécessaire de devoir repenser une société de toutes pièces ? Par ailleurs, j’ai d’autres craintes : Je n’ai pas une grande expérience de lecture, malgré tout, les livres que j’ai trouvé les plus intéressants sont ‘1984’ d’Orwell et ‘Le meilleur des mondes’ de son mentor Huxley. Ces deux expériences étaient particulières car je ne me suis pas spécialement régalé à les lire, cependant, ils m’ont offert une excellente matière à réflexion. Emprunter cette même piste de l’anticipation dystopique m’effraie un peu dans le sens où je n’aimerais pas que mon futur roman soit un ersatz de ces deux grands classiques. Et même en prenant le plus grand soin de ne pas le faire, je pourrais copier ces deux auteurs sans m’en rendre compte.

Alors pour le moment, j’opte pour le troisième choix, le choix invisible, celui de ne pas opter pour le premier ni le second choix. Car toute peine emmène dans son sillage des aspects positifs si nous les cherchons bien. Ce départ tardif de l’écriture de ce nouvel ouvrage me permet de creuser davantage les pistes que j’avais déjà en tête au départ, d’en améliorer certaines, d’en dénicher d’autres. Mais cela, je l’ai déjà dit ci-dessus. Un autre aspect positif concerne une autre aventure liée à l’écriture dans laquelle je compte me lancer et qui me demande de l’entraînement car vu mes talents dans cette discipline… Ce n’est pas gagné. D’ici quelques jours (je l’espère), vous découvrirez de quoi je parle. 😀