Merci à mon grand pote Usain pour m’avoir offert ce soir un superbe sujet pour alimenter ce blog d’une nouvelle bafouille. Je n’étais pas tellement inspiré ces derniers jours, cela faisait 4 jours que je n’avais pas publié un texte mais – fidèle à mon souhait de maintenir un rythme d’écriture relativement correct – il fallait que je le fasse. Cela, quel que soit le sujet, même lointain de mon activité d’apprenti écrivain. La lumière mit précisément 9 secondes et 81 centièmes à briller, le temps dont Usain Bolt eut besoin pour éliminer ses adversaires et s’adjuger son 3ème titre olympique consécutif sur l’épreuve reine des jeux olympiques, le 100 mètres : “Mais oui bien sûr ! Un article sur les JO !”

Attention, je précise, ce billet est une improvisation totale ! L’unique objectif de ce texte est de respecter mon vœu de pondre un texte ici tous les (plus ou moins) 4 jours. Quoi ? Vous pensez qu’il est absurde d’écrire un truc inutile pour dire d’écrire un truc ? Si c’est véritablement ce que vous pensez, alors vous avez sans doute raison… Mais je m’en cogne pas mal et je le ferai quand même. Vous verrez par ailleurs que cela n’empêchera ni Céline ni Macy de déposer un commentaire aimable à la suite de ma prose. J’en profite pour vous remercier toutes les deux pour votre fidélité, vos encouragements me donnent envie de poursuivre (même pendant certaines périodes de flemmingite aiguë).

Alors oui, parlons des Jeux Olympiques. Nous en bouffons en ce moment, cela à toutes les sauces: Sauce blanche, sauce barbecue, sauce andalouse, sauce congolaise et même sauce Congo Brazzaville ! Mais il n’y a pas de quoi s’en plaindre, après tout, il suffit simplement de ne pas regarder les chaînes qui diffusent les épreuves et de ne pas lire les articles connexes. Je conçois que tout le monde ne soit pas passionné de sport, cela est sans doute dû à notre culture française : Le sport n’y occupe pas une place prépondérante. Néanmoins, cet événement vaut le coup de s’y intéresser. A une époque où les mass-médias préfèrent systématiquement mettre en avant le barjot criminel à la machette plutôt que le héros qui a sauvé le gamin d’une incendie, les JO offrent une véritable bouffée d’oxygène en matière de fraternité et de jolis gestes. Car certes les athlètes concourant lors des différentes épreuves ne se font pas de cadeau. Pourtant, dans 99% des cas, le respect qu’ils ont les uns pour les autres est authentique… Et cela est délectable.

Les JO, ce sont des scènes qui restent gravées à jamais en mémoire. Des scènes qui donnent des frissons lorsque nous les vivons, même en tant que spectateur, même depuis notre téléviseur. Cela, même en étant un public très peu averti. Je me souviens de ce premier frisson sportif comme si c’était hier : C’était durant les jeux de Sydney en 2000, j’avais à peine 15 ans et je ne connaissais absolument rien au judo (d’ailleurs de ce point de vue rien n’a changé), cela ne m’a pas empêché de vivre pleinement la victoire de David Douillet face à son adversaire japonais dans la catégorie des + de 100 kg. J’avais adoré ce moment, je le trouvais magique. Ces combattants sont moins rapides que leurs homologues des catégories plus légères mais ils dégagent une telle puissance qu’à mes yeux, ces ‘athlètes lourds’ bénéficient d’une aura rendant leurs combats épiques. J’ai retrouvé à peu près les mêmes sensations en suivant le parcours de Teddy Riner sur les deux dernières olympiades. Je pourrais donner d’autres exemples : La victoire de Tony Estanguet en canoë lors des jeux de Londres, la victoire à suspens de Renaud Lavillenie au saut à la perche – à Londres également – qui s’est joué sur son dernier saut, sans oublier les victoires d’Usain Bolt au sprint, quel showman ! Au delà des prouesses sportives, le personnage est à part et extrêmement intéressant… Et c’est là où mon âme d’écrivain ne perd pas le nord, même durant un événement sportif dont le but premier est le divertissement: Bah oui, toutes ces personnalités, cela offre beaucoup de matière, beaucoup d’inspiration.

Les JO, ce sont les journalistes. Nous sommes obligés de reconnaître que leur présence lors de ces événements est une bonne chose… Sinon nous serions dans l’incapacité de suivre les compétitions. Mais avouons-le, qu’est ce qu’ils sont cons ! Bah oui, je suis obligé d’être vulgaire. J’ai réfléchi à un terme plus poli pour les qualifier, je n’ai pas trouvé. Difficile de ne pas être d’accord avec cela lorsque nous voyons ce crétin de journaliste saisir le bras de l’escrimeuse (en larmes après avoir échoué à une place du podium) pour la contraindre à l’interview. Il fallait entendre ses propos réconfortants… D’un ridicule. Et je ne parle pas du chauvinisme grotesque de la plupart d’entre eux. A les entendre, chaque français engagé mérite de remporter une médaille tant il s’est entraîné durement pendant 4 ans pour préparer les jeux… Parce que bien entendu, les autres pays ont envoyé de parfaits touristes qui n’ont fait que se branler la nouille pendant 4 ans ! C’est bien connu, le mérite est une valeur exclusivement française. Je ne m’attarderai pas sur les questions à la con : “Alors, c’est passé tout près mais vous n’avez pas gagné, vous n’êtes pas trop déçu ?” Bah oui, c’est important de remuer le couteau dans la plaie (Imaginez la réponse : “Non non, j’ai toujours aimé perde, je ne suis pas déçu. Connard !”). Bon, j’en rajoute volontairement, tous les journalistes ne sont pas aussi cons… Il y en a des très bons. A la différence que ces derniers ne sont pas appelés journalistes mais consultants. Et oui, les consultants ne sont pas des journalistes de formation, ce sont des anciens sportifs de haut niveau qui offrent leurs analyses expertes et intelligentes. Cela donne parfois une combinaison de commentateurs particulièrement savoureuse avec des débats pouvant devenir animés : Lors des épreuves de natation, Philippe Lucas – qui n’est pas du genre à avoir sa langue dans sa poche – n’y est pas allé de main morte pour rabrouer ‘gentiment’ le journaliste sportif avec qui il faisait équipe lorsque ce dernier sortait une énormité. Et c’était très bon !

Les JO, ce sont aussi des beaux gestes et de jolis symboles de paix. Les cérémonies d’ouvertures spectaculaires, les athlètes heureux de défiler derrière les drapeaux de leur nation, les larmes de joie sur les podiums. La gymnaste sud coréenne qui prend un selfie avec la gymnaste nord coréenne alors que les deux pays sont en guerre depuis une plombe. Et la flamme olympique, quel joli symbole. Les multiples athlètes qui se relaient pour l’amener dans le stade. C’est amusant de savoir que cette idée des porteurs de la flamme provient de Joseph Goebbels, le big boss de la propagande nazi à l’occasion des jeux de Berlin de 1936. (Cette dernière anecdote était un petit cadeau pour votre culture personnelle, vous savez – mes très chers lecteurs – que j’aime penser à vous.) Vous vous doutez, cela a fait râler pas mal de monde que cette tradition soit conservée, malgré ses origines. Je trouve cela idiot, ce n’est pas parce qu’un homme est mauvais qu’il ne peut pas proposer de bonnes idées. Le Comité Olympique International a eu raison de reconduire ce protocole à l’esprit rassembleur.

Il y a encore beaucoup à dire sur les JO, j’aurais pu développer sur tous ces sports qu’on ne découvre que lors de cette quinzaine, ces sports de l’ombre qui ne sont pas médiatisés dans notre pays et qui mériteraient pourtant plus de visibilité. Lors des JO, le basketteur professionnel millionnaire côtoie le boxeur amateur qui galère pour s’en sortir dans sa cité (oui, le joli cliché mais tellement vrai, intéressez-vous à certains de nos boxeurs français, vous verrez !), curieux hein !

Allez, le soleil est déjà levé, je file me coucher.